Manon Maria Cazes

Chorégraphe des non danseurs.

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Mère de corps : Edith Karsenty Noval, maîtresse de Ballet

Père de voix : Jorge Parente, maître de Voice and Body

« Cueillir des fleurs et des étoiles, les mettre dans un panier ». C’est pour cette  phrase que je suis restée seize ans au conservatoire. Puis de diverses danses en autres pratiques corporelles, artistiques, somatiques, je me suis accrochée à tout ce qui pouvait créer du lien entre mon imaginaire et la réalité, en quête d’une forme d’intégrité. 

J’ai aimé le ballet, pour ce qu’il éveille d’abnégation de soi, de quête d’harmonie.  Pour cette sensation de reposer sur un tout, tout en étant responsable, cette puissance constatée de la foi humaine quand elle se met en marche vers un objectif commun. 

Comme un mirage, la scène de danse s’est transformée en chapiteau de cirque, en piste équestre, en plateau de tournage, en rue de clown, en lieux de chants, en laboratoire de théâtre physique.

L’œil chorégraphique en bandoulière j’ai circulé entre ces univers. Je me suis arrêtée six mois, 2 ou 10 ans, là où se présentait avant tout une aventure humaine. Des troupes de croyance, en d’autres façons de fonctionner, communiquer, bâtir ensemble, plus respectueuses des natures humaines qui nous échappent. 
Je continue à entretenir et transmettre les arts qui m’ont été transmis, comme des outils concrets pour aider à faire éclore un monde nécessaire :

Celui où tout le monde, surtout n’importe qui, pourrait découvrir et développer sa sensibilité, comme une intelligence, une capacité à percevoir, penser et agir,  plutôt que comme une faiblesse à subir.
La vie n’en serait pas moins rude, mais notre façon d’y réagir plus douce. 

Née à Paris, Manon Maria Cazes se forme en danse classique au conservatoire jusqu’à ses 18
ans, puis en contemporain, particulièrement auprès de Dominique Dupuy. En parallèle de la
scène et d’études en histoire et journalisme culturel elle passe son professorat au Pont
supérieur de Nantes.
Convaincue que la danse ne s’arrête pas à son milieu ni à sa fonction d’art, elle part
sur les routes de France en tant qu’artiste-reporter. Elle rencontre grâce à 3 solos de sa
composition, le cirque itinérant Bazar Forain, le théâtre alternatif parisien Comipok, le
théâtre équestre Impulsion et le cinéma des 87 Revanchards. A Saint-Etienne pour les
Ballets Contemporains, elle précise sa pédagogie enfant et celle des médiations délicates.
D’après ces aventures croisées, elle considère la chorégraphie avant tout comme un
art de la rencontre à même de créer du lien, entre les corps quels qu’ils soient et leur
gestuelle authentique, entre le vivant et son environnement.
Depuis 2017, elle éprouve ses convictions dans la cie Virago où elle accompagne
des structures en pédagogies alternatives, co-écrit des formes pluridisciplinaires adaptées
aux rencontres et crée des pièces de théâtre dansé sous forme de performances, films et
spectacles.

Manon intervient dans l’atelier de pratique Voice and body / Penthésilée, en juillet 23, un atelier de création hybride en 2024, et « Le lac des signes » en 2026